25 juillet 2005

ALADDIN ET LE ROI DES VOLEURS

aladdin300Le Jour et la Nuit en comparaison avec le Retour de Jafar. Après avoir ouvert le bal avec le premier Aladdin en 1992, lancé la première suite en même temps qu’une série télé, il était temps d’en finir avec la saga et c’est un nouveau direct-to-video qui est chargé de boucler la boucle. Il faut dire qu’avec les 10 millions de VHS vendues du deuxième chapitre l’affaire était des plus juteuse. Ce qui avait de quoi faire peur : le réalisateur du Retour de Jafar reviens, le compositeur musical aussi… Angoisse…

Et puis finalement, tout le monde semble avoir décidé de faire des efforts, à tel point que ce nouveau film peu prétendre sans trop de doute au titre de meilleure suite en vidéo et même peut être de meilleure suite Disney tout court. Un exploit. Sans jamais se hisser au niveau du film original, le Prince des Voleurs effectuent une série de bons choix. Jafar étant définitivement hors circuit, le récit a pu se concentrer sur une des bonnes idées de la série télé : exploiter les divers mythes orientaux. A la place du mythe de la lampe magique et du tapi volant, ce sont cette fois les 40 voleurs qui sont mis au centre des l’histoire. Une excellente idée, permettant de retrouver le célèbre « Sésame, Ouvre-toi ». Un rafraîchissement bienvenu dans la série, qui évite la redite, prend une nouvelle direction. En plus de l’emprunt à Ali Baba, les enjeux vont se déplacer vers une quête de la main de Midas, offrant au film de nouveaux éléments mythologiques bienvenus, sans oublier le Sceptre Magique. L’heure est à la nouveauté, à l’enrichissement. L’heure est également aux adieux. En chapitre final digne de ce nom, le film va enfin mettre en scène le mariage entre Aladdin et Jasmine. Finis la romance gerbante du 2em opus. Ici, le mariage a lieu mais il est en plus gâché pour notre plus grand plaisir par les Voleurs. Un vrai bonheur ! Et le film se conclu d’ailleurs sur un retour au narrateur du premier film pour bien fermer la boucler.

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Les ambitions d’Aladdin et le Roi des Voleurs sont donc des plus louables. Et payantes. Car non seulement on s’éloigne de l’agaçante confrontation gentil-méchant, mais en plus, les personnages retrouvent enfin une vraie profondeur. A commencer bien entendu par le héros. Véritable tête à claque dans le deuxième épisode, Aladdin est cette fois-ci exploité à fond grâce à l’arrivée d’un personnage clef : son père. Si la ficelle parait énorme, elle est admirablement intégrée au récit, d’une parfaire cohérence et permet de voir pour la première fois une certaine dualité chez le héros, qui n’est plus sans peur et sans reproche. Il faut dire qu’Aladdin retrouve enfin son père mais découvre que celui-ci est le chef des 40 voleurs. On aurait pu craindre un gros couplet sur la famille avec gros happy-end, mais non, là encore, le film choisis de surprendre, le père d’Aladdin restant malgré tout un « bandit » amoureux des richesses le père et le fils, bien que s’aimant, ne restant pas ensemble. Un certain anti-conformisme surprenant de la part de Disney, qui plus est pour une suite. Pour un peu, on serait tenté de dire que l’intrigue de ce 3em opus est la meilleure, du moins la plus surprenante. Et un point positif de plus dans le panier.

Au menu des autres réjouissances, on assiste à un retour en force de l’humour du Génie (qui semblait vraiment crevé dans le Retour de Jafar). Sans doute cela est-il du au retour de Robin Williams pour doubler le personnage après le stand-by du précédent opus –avec au passage un clin d’œil à son personnage de Madame Doutfire. Toujours est-il que le Génie retrouve son éclat et nous offre un pétage de plombs anthologique. Un véritable one-man show renouant avec la veine des Tex Avery et une série de parodie des films maisons annonçant déjà l’irrévérence de Kuzco et Lilo and Stitch. Alice aux pays des Merveilles, Pocahontas, Cendrillon, Blanche-Neige… Passé à la moulinette le temps d’un gag pour notre plus grand plaisir. D’ailleurs, le meilleur  hommage à Disney est sans doute le dernier, avec Mickey Mouse sur son bateau. Une marque de respect pour l’animation à l’ancienne du studio qui tranche avec le je-m’en-foutisme des suites habituelles. L’animation est d’ailleurs particulièrement appliquée pour offrir une conclusion de trilogie de bonne tenue. Certes, on est encore très très loin du visuel fouillé des productions cinéma du studio. Il n’empêche que des efforts ont été fournis pour éviter toute sensation de bâclage : 400 artistes ont été utilisés, le film s’est fait au format 16/9 comme l’original (le Retour de Jafar était au format 4/3)… Les efforts se sentent à chaque instant. Agrabah est de nouveau une ville vivante dominée par un Palais étincelant, les personnages sont dessinés moins grossièrement (les traits noirs sont moins gênant) avec en particulier le méchant Razul très ciné génique et surtout, le père d’Aladdin est sûrement le plus viril et excitant des personnages Disney.

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Toujours dans la liste des réussites, on appréciera la richesse des décors avec une mention particulière à la Cité Englouti reposant sur le dos d’une tortue géante. Les scènes d’action sont quand à elle plus que correcte. Si l’affrontement final est des plus frustrant (peut-on d’ailleurs parler d’affrontement ?), de nombreuses scènes impressionnantes emportent le morceau : le mariage perturbé par le chaos total, l’ouverture d la Mer (bon, on est loin du Prince d’Egypte, certes), un combat sous la pluie et un final sur l’océan… Pas de doute, le Roi des Voleurs est une conclusion mouvementée, exotique et rafraîchissante. Un véritable enrichissement de la saga et pas une simple suite torchée pour faire de l’argent.

Enfin, ajoutons de nouvelles chansons réussies qui surpassent nombres de chansons de Disney cinéma. La Fantasya à Agrabah est virevoltant, la chanson des 40 voleurs fonctionne aussi… Pas de très grand Disney mais largement de quoi passer un bon moment.

Pour son chapitre de fin, la trilogie Aladdin efface donc le mauvais souvenir du Retour de Jafar. Un très bon moment en famille et un direct-to-video soigné (sans pour autant égaler le modèle) et, pour une fois utile. On retrouve enfin la Magie du Pays des Mille et une nuits dans un festival d’aventure et de drôlerie des plus réjouissant. Si vous ne devez voir qu’une suite Disney, c’est celle là.

NOTE :   4/6

Posté par merovingien à 17:27 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur ALADDIN ET LE ROI DES VOLEURS

    Et ben!

    Mais tu ne mets pas les mêmes critiques sur skyblog que sur canalblog!
    Jre pensais que si moi! En tous cas, en effet, Aladdin et le prince des voleurs est une suite sympathique et qui se laisse regarder avec bcp de plaisir.

    Skyblog, a de nouveaux des problèmes techniques. Donc, je vais créer mon canalblog aussi. Mais, je trouve que c'est plus compliqué que skyblog.

    cine-world.skyblog.com

    Posté par Theo, 13 août 2005 à 00:49 | | Répondre
  • theo

    non non, ce sont bien les même critique que mon blog. C'estjsute que c pas le mm ordre.

    Et en effet, sky rrecommence à merder ce qui m'agace

    laisse ton lien de canal ici si tu veux!
    ++

    Posté par merovingien, 15 août 2005 à 22:33 | | Répondre
  • un film à voir

    Je viens de lire ton eloge à ce film . j'avoue ne jamais l'avoir vu mais maintenant j'ai bien envie de le visionner;
    ainsi je noterai bien mon avis sur mon blog http://disney-and-co.blogspot.fr/

    ++

    Posté par Helios, 13 juin 2012 à 00:37 | | Répondre
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